Passage d’un cablage en triphasé vers monophasé pour un four

10 septembre 2006

Ceci est la l’explication des différents cas de câblages possibles fourni par Mr Charles-Henri XX, professeur enseignant l’électricité. Les images présentent les différents câblages possibles de fours en triphasé et leur adaptation en monophasé avec les conséquence que cela impliquent : conservation ou non de la puissance du four et répercution sur la section des fils à prévoir en amont du four, c’est à dire du tableau EDF jusqu’à la connection vers le four. 

D’une manière générale, quand le four conserve la même puissance en monophasé et en triphasé, l’intensité est 3 fois plus forte dans les fils de ligne et dans les fusibles ou disjoncteurs de protection. Il faut absolument vérifier que la section des fils de ligne est suffisante (sinon ils chauffent, l’isolant peut fondre en provoquant un court-circuit) ainsi que les calibres des fusibles ou disjoncteurs.

Four tri - mono -a.jpg           

   La quasi-totalité des montages triphasés « domestiques » sont en étoile avec fil neutre, ce qui permet d’appliquer le premier cas traité dans l’image explicative ci-dessus. Attention cependant, l’intensité dans les fils est multipliée par 3, ce qui n’est pas anodin !     Pour un four alimenté en triphasé, l’intensité dans un fil de phase est 1,44 A par kilowatt de puissance du four (donc 14,4 A pour un four de 10 kW) : si on le transforme en monophasé, elle devient 4,33 A par kilowatt (43,3 A pour un four de 10 kW ).

    

(d’après la formule de la puissance en triphasé équilibré, avec U tension entre deux phases : P = U.I.racine(3) = 400.I.racine(3) ; comme il s’agit de résistances le facteur de puissance est cos(phi) = 1)

Pour les fours plus puissant, les résistances peuvent être alimentées en 400 Volt, et comme vous pouvez le constater sur l’image ci-dessous, le four ne peut alors fonctionner qu’à puissance réduite.

  Four tri - mono -b.jpg 

    

    

     

 

 

 

Four Raku (grandement inspiré du Blog de Dominique).

28 juillet 2006

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Le four bidon après nettoyage d’un fut d’huile de 200 l pris chez mon garagiste et les 2 découpes. 

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Le haut du bidon d’huile (muni du bouchon vissé) servira de partie basse pour le four et vice-versa.

On ajoute des roues pour pouvoir déplacer plus facilement la partie basse.

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On fait une découpe dans ce qui sera la partie haute du four bidon pour y placer la cheminée. Le fait de faire le trou au centre n’est peut-être pas le plus judicieux (quand on veut regarder les pièces en cours de cuisson, on a un sacré coup de chaud!).

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 Un essai de pré-montage juste après découpe. On notera que la virole que l’on a enlevé au bidon a été coupée à 2 endroits, une fois dans un des creux des plis du bidon, et l’autre dans une bosse; de sorte que la partie haute du four vienne « coiffée » sans peine la partie basse. La partie haute est munie de 3 guides disposé à 120 ° qui serviront également de pieds lorsque l’on défourne.

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 Partie basse du four bidon. 3 couches fibres réfractaires plus un mélange pate-fibres déchiquettées forme le fond.

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On pose 2 briques réfractaires sur le fond pour mettre au-dessus la plaque d’enfournement et laisser passer dessous la flamme issue du brûleur.

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Après pose plaque d’enfournement sur les briques réfractaires, on arrive quasiment en haut de la partie basse du four bidon qui est donc également un four cloche !

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La partie haute n’a pas de « crépis » du mélange pate-fibre déchiquettée pour ne pas être trop lourde. Seule de la fibre réfractaire est utilisée. Celle-ci est maintenu par des « boutons » en grè, eux-même tendu à l’aide de fil Kanthal traversant la paroi du bidon.

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Le premier essai du four en hiver

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Un défournement fait aujourd’hui le 3/09/2006. On voit que l’on a un plein accès aux pièces : par dessus et par le côté si on le désire.